La vocation de Synergie Vigne & Terroir est de vous accompagner pour valoriser votre diversité  à travers la production de plants de vigne indemnes de viroses, pour une viticulture durable et  respectueuse de l’environnement.

La vigne est sujette à différentes formes d’agressions biotiques : maladies cryptogamiques, virus, phytoplasme, etc… L’équilibre entre la plante et ces ravageurs est un idéal que l’on peut difficilement atteindre en viticulture, et les pratiques à l’échelle parcellaire peuvent souvent avoir des répercussions sur le voisinage. Afin d’éviter des situations de crise sanitaire, la prophylaxie est une attitude responsable qui préserve le capital des générations futures. En premier lieu, il convient d’éviter d’introduire un pathogène dans un environnement duquel il est absent. Le diagnostic est donc un préalable qui, couplé à l’observation, permet d’identifier précocement et de façon fine, les foyers originels des maladies. Il devient dès lors possible de déterminer plus sereinement les pratiques à adapter en fonction d’un niveau de risque connu.

Le test ELISA est une technique d’analyse de laboratoire basée sur une méthode sérologique couramment utilisée dans le cadre de dépistage spécifique. L’activité de laboratoire de Synergie Vigne et Terroir me permet de vous proposer mes services pour diagnostiquer les viroses graves de la vigne. Ces dernières concernent principalement le court-noué et l’enroulement de la vigne qui  impactent vigueur, production et longévité des plantes. Leur prolifération est favorisée par le matériel végétal contaminé ainsi que par des vecteurs spécifiques qui propagent les virus de proche en proche, contaminant ainsi de façon irréversible les pieds de vignes.  L’utilisation de matériels sains est la méthode prophylactique majeure pour contribuer à la pérennité du vignoble. Le test ELISA est une méthode fiable et robuste qui permet d’évaluer le statut sanitaire des greffons que nous utiliserons pour le façonnage de vos futurs plants de vigne.

Les virus de la famille du court-noué de la vigne sont des népovirus transmis par les nématodes, de minuscules vers vivant dans le sol qui se nourrissent sur les racines des plantes hôtes. C’est au moment de la prise  alimentaire qu’un nématode porteur du virus contamine une plante jusqu’alors saine. Cette dernière sera définitivement malade et deviendra à son tour un relais pour la transmission de virus vers de nouvelles générations de nématodes favorisant ainsi  la contamination des pieds du voisinage. A l’échelle de la parcelle, les symptômes de court-noué sont souvent observables de loin, sous la forme de taches circulaires jaunes formées par plusieurs pieds malades. Le virus du court noué est probablement l’une des viroses les plus graves pour le vignoble : les pertes de rendement et de vigueur peuvent être très importantes et les souches peuvent dépérir. Par ailleurs, les nématodes vecteurs restent porteurs du virus durant plusieurs années et il est nécessaire de pratiquer une jachère de plus d’une décennie pour espérer assainir le sol. Actuellement aucune solution satisfaisante n’est disponible. La meilleure des luttes reste donc l’utilisation de plantes saines, afin d’éviter l’introduction du virus dans des vignobles encore épargnés. La production de plants de vigne atteints de court-noué est proscrite et ne peut s‘envisager que dans de rares cas qui demandent une connaissance et une technicité en court de développement.

Les virus de l’enroulement sont principalement diffusés par les cochenilles. Ces insectes, très présents dans le vignoble, sont des vecteurs qui vivent sur les pieds de vigne et qui transmettent les virus lors de leur prise alimentaire. Les symptômes sont essentiellement observables par un enroulement des feuilles et un jaunissement ou rougissement de ces dernières. Si les impacts agronomiques sont moins importants que ceux causés par le court-noué, ils peuvent  tout de même représenter des diminutions de vigueur et de rendement notables qui, cumulés à l’augmentation des fréquences de la contrainte hydro-azoté, deviennent de plus en plus préjudiciables. Par ailleurs, l’enroulement, du fait de sa vection par les cochenilles, se diffuse très rapidement et des parcelles de plusieurs dizaines d’ares peuvent être totalement contaminées en moins de 10 ans.

  • Viroses
  • Jaunisses
  • Cicadelle de la flavescence dorée

Se faire l’œil n’est pas chose aisée, et pourtant l’observation sur le terrain de manière générale et par rapport aux  maladies en particulier est essentielle. Une visite régulière des parcelles permet d’analyser l’évolution de vos vignes et d’identifier le plus tôt possible le début d’un problème. Afin d’évaluer les risques liés à l’apparition de maladies fortement épidémiques et souvent soumises à réglementation, je vous propose mon expérience pour la prospection visuelle de vos parcelles, le suivi des viroses, jaunisses et leurs vecteurs, tels que la cicadelle de la flavescence dorée, dont un premier foyer a récemment été identifié en Alsace. Plus que jamais la vigilance est de mise dans le contexte alsacien caractérisé par l’absence du phytoplasme et  la présence encore rare de son vecteur. La priorité porte sur l’identification la plus précoce possible des foyers de développement du vecteur, et le suivi  par piégeage est une méthode efficace que Synergie Vigne & Terroir peut déployer dans votre domaine en complément de prospections.